Le handicap psychique se distingue du handicap mental :


Handicap psychique Handicap mental
Déficience psychique : altération de la pensée, de l’humeur, du comportement Déficience mentale : déficience intellectuelle
Capacités intellectuelles peuvent rester vives Déficience toujours présente
Origine triple : biologique, psychologique et sociale Origine organique
Variabilité des troubles qui crée une incertitude constante et demande des ajustements permanents Fixité : immuabilité du quotient intellectuel
Soins soutenus Soins marginaux

 


Le handicap mental résulte le plus souvent de pathologies identifiables d’origine organique. Il associe une limitation des capacités intellectuelles qui n’évolue pas, une stabilité dans les manifestations des symptômes et une prise de médicaments très modérée.


Le handicap psychique, secondaire à la maladie psychique, reste de cause inconnue. Les capacités intellectuelles sont indemnes, c’est la capacité à les utiliser qui est déficiente. La symptomatologie peut être instable et la prise de médicaments est le plus souvent indispensable.


Il n’existe cependant parfois pas de véritable frontière entre les situations de handicap mental et de handicap psychique. En effet, les troubles psychiques graves retentissent aussi sur les capacités cognitives et les apprentissages et ce, d’autant plus si les troubles psychiques sont précoces voire congénitaux. De même, des troubles psychiques peuvent être associés à la déficience intellectuelle soit en raison de la pathologie à l’origine de cette déficience, soit en raison de la souffrance psychique qu’elle entraine.